Spécialité de la formation en PsychOstéo Thérapie :
Trauma, Comportements, Alimentation
Que fait la personne quand elle ne peut pas dire ses maux et exprimer ce qu’elle vit à l’intérieur ? Elle mange, elle se prive, elle se fait du mal, elle fuit, elle recommence. Les conduites du quotidien, manger, aimer, se lier, sont souvent le langage de ce qui n’a pas trouvé de mots. Cette spécialité vous apprend à lire ce langage à la racine de ce qu’on nomme : le trauma.
« Le trauma n'est pas lié à l'événement, il est lié à la façon dont on le vit, chacun d'entre nous. Et, je ne connais pas de trauma qui ne soit pas lié à une relation. »
Patrice LE THIEC HUET, psychologue clinicien, fondateur d'Opale Psychologie
77h
de spécialités à choisir par an
14h
le week-end ouvert à tous
Titre d'école
PsychOstéo Thérapeute
Ce que cette spécialité vous apprend : entre trauma, addictions et sexualité
Vous apprendrez à situer les comportements alimentaires, la vie affective et sexuelle et les conduites d’attachement dans une lecture clinique du trauma : ce que la mémoire traumatique fait au corps, nous entrainant parfois dans des conduites addictives. Comment reconnaître ce que l’on appelle la dissociation traumatique, comment respecter le temps d’intégration d’une prise de conscience, comment accompagner au rythme de la personne, sans forcer ni interpréter. La référence est exigeante et les travaux contemporains sur le trauma sont de plus en plus reconnus dont ceux de Bessel van der Kolk (Le corps n’oublie rien) ; la pratique, elle, est concrète, ancrée dans des situations réelles d’accompagnement.
L'alimentation et la sexualité comme langage
Ce qui fait la singularité de cette spécialité, c’est sa lecture de l’alimentation et du rapport au corps comme langage relationnel. Le premier aliment, en réalité, c’est l’affect : bien avant le nutriment, l’aliment porte le lien. C’est pourquoi un accompagnement qui reste au niveau du conseil alimentaire touche, sans le savoir, à ce que la personne a de plus intime : l’aliment d’enfance porte l’amour reçu, et y toucher, c’est toucher à la loyauté familiale. Vous apprendrez pourquoi ce terrain demande une autre approche que le conseil, et comment l’ouvrir sans entrer dans un conflit.
« La relation que vous avez avec l'aliment, c'est la relation que vous avez avec vous, avec votre propre corps et avec la vie. L'alimentation, c'est quelque chose d'intime. J'ai presque envie de dire : presque plus intime que la sexualité. Ce n'est pas un problème d'alimentation : l'alimentation est un substitut, un palliatif, elle nous sert à tous à combler un manque de douceur, d'amour et de soin. »
Patrice LE THIEC HUET, psychologue clinicien, fondateur d'Opale Psychologie
Ce qui touche à la sexualité nous ramène aussi, comme pour l’alimentation à la dimension affective et sentimentale. Ce qui nous ramène dans le corps ou ce qui nous pousse à le fuir est ancré en nous et nous parle aussi de notre histoire et de notre relation non pas seulement avec l’autre, mais avec nous-même et avec la vie.
Les week-ends et sessions à thème
La spécialité réunit « Psychologie, sexualité et couple », l’accompagnement de la vie affective et intime ; « Psycho-Alimentation et comportements alimentaires », le rapport à la nourriture comme langage ; et « Deuil, trauma et violences », l’accompagnement des passages les plus lourds et difficiles. S’y ajoutent les deux essentiels de l’école, suivis par tous : « Psychogénéalogie et Constellations : le grand livre de votre histoire familiale », parce que nos conduites s’enracinent dans l’histoire familiale, et la « Pratique des MOCLÉ : par l’accompagnement et la posture dans le corps ».
Aux naturopathes et aux accompagnants du quotidien d’abord, qui reçoivent chaque semaine des personnes dont la demande alimentaire ou relationnelle déborde vos outils, et vous savez qu’il manque une pièce au puzzle ou une clé. Cette spécialité vous présente cette clé, avec la profondeur clinique qui sécurisera votre pratique et lui donnera un cadre. Elle s’adresse aussi aux thérapeutes et professionnels de santé qui veulent travailler ces conduites problématiques sans les réduire uniquement à des symptômes à faire disparaître, sans les comprendre.
À qui elle s'adresse
Comment elle se vit
Trois manières d’entrer, selon votre engagement.
Le cadre
Formation professionnelle en thérapie, adossée au cadre déontologique d’un psychologue clinicien : vous y apprendrez aussi les limites de votre champ, ce qui relève de l’accompagnement et ce qui doit être orienté vers un professionnel de santé. Rien de ce qui est enseigné ne se substitue à un suivi médical ou psychologique en cours. Cette formation demande aussi un travail sur votre propre histoire : on ne transmet bien que ce que l’on a traversé. Vous serez donc amené.e à travailler sur vous à l’occasion des formations mais aussi dans le cadre de séances individuelles.