Spécialité de la formation en PsychOstéo Thérapie :
Psychologie Transpersonnelle
Il arrive un moment, dans certains accompagnements, où la question n’est plus « comment aller mieux ? » mais « qu’est-ce que cela veut me dire ? Quel est le message de la vie ? ». La personne ne demande plus seulement la disparition d’une souffrance : elle cherche le sens. Beaucoup de praticiens connaissent ce moment, et se sentent démunis : leurs outils s’arrêtent au bord de la frontière psychothérapeutique. Cette spécialité vous apprend à accompagner dans cette dimension, sans quitter l’approche thérapeutique.
« Toute problématique est une problématique relationnelle : elle touche de près ou de loin la relation à l'autre, parce qu'en définitive toutes nos blessures personnelles sont liées à des blessures d'amour. Au cœur de tout lien d'amour nous trouvons ce qui nous relie tous ensemble et qui compose ce qu'on appelle l'humanité, et cette conscience de notre fraternité au-delà des conflits Homme/Femme. »
Patrice LE THIEC HUET, psychologue clinicien, fondateur d'Opale Psychologie
77h
de spécialités à choisir par an
14h
le week-end ouvert à tous
Titre d'école
PsychOstéo Thérapeute
Ce que cette spécialité vous apprend
La psychologie Transpersonnelle est un champ nommé comme étant la « quatrième force » de la psychologie, fondée par d’Abraham Maslow et de Stanislav Grof et surtout pour nous, Carl Jung. Il est d’ailleurs considéré comme le véritable père spirituel de la Psychologie Transpersonnelle. C’est lui qui le premier utilisa le terme allemand « überpersonell » (transpersonnel) en 1917, en évoquant l’inconscient collectif. Chez nous, elle se pratique en registre clinique : les états de conscience, le symbole, l’archétype et la dimension du sens y sont des leviers d’accompagnement, au service de la personne, jamais des croyances à transmettre. Vous apprendrez à installer un espace thérapeutique où la présence, la conscience et l’intuition travaillent ensemble, à accompagner les prises de conscience profondes et leur intégration, et à évaluer où en est la personne : tout le monde ne cherche pas un chemin, et le respecter fait partie de notre métier.
Au centre de cet apprentissage, une posture, que l’école travaille par la pratique et qui se développe comme un geste :
« Au moment où la personne est présente en face de vous, plus rien ni personne, même pas vous-même, n'existe : juste la présence de l'autre. Voilà, concrètement, la posture de l'observateur silencieux qui sait sans savoir. Le mental raisonne dans un carré : il ne peut utiliser que les données disponibles. L'intuition, ou la conscience, c'est tout ce qu'il y a autour, dans cet univers inconnu, cette Voie du Milieu au sens bouddhique du terme. »
Patrice LE THIEC HUET, psychologue clinicien, fondateur d'Opale Psychologie
L’intuition, ici, n’est pas un don que l’on s’attribue : c’est une perception qui s’acquiert, et qui a un prérequis, celui-ci : « Si vous voulez développer votre intuition, vous n’aurez pas d’autre choix que de faire le nettoyage à l’intérieur de vos blessures personnelles et émotionnelles. Sinon, lorsque vous allez voir quelque chose chez l’autre, vous allez l’interpréter. » C’est ce nettoyage, et le discernement qui l’accompagne, que cette spécialité enseigne d’abord.
Est-ce que c'est ésotérique ?
La question est légitime, et l’école la préfère posée. La réserve d’une grande partie de la profession envers ces approches est connue, et elle se comprend : les dérives existent. L’aspiration spirituelle est réelle chez beaucoup de personnes, et elle peut être en même temps une fuite des traumas et des blessures qu’elles portent ; c’est précisément ce que le discernement clinique apprend à reconnaître. La position de l’école tient en une phrase : l’intuition et la dimension du sens sont des moyens de perception au service de l’accompagnement, jamais une croyance à adopter. Cette articulation entre psychologie et spiritualité n’est pas une excentricité : Carl Gustav Jung et Carl Rogers en avaient ouvert la voie — la « Troisième Voie » — dès les années cinquante et soixante, et des travaux universitaires contemporains, comme ceux du professeur Antoine Bioy, psychologue clinicien, la pensent académiquement depuis une dizaine d’années.
Les week-ends et sessions à thème
La spécialité se construit autour des « Techniques de la Présence : psychologie et spiritualité, sens et sacré », le cœur de la spécialité ; de « L’Alliance Thérapeutique : de la Relation à la Rencontre », qui approfondit la dimension intersubjective du lien thérapeutique ; et de « L’Animal Totem Thérapeutique », l’approche intuitive et symbolique de la relation. Les deux essentiels de l’école s’y ajoutent : « Psychogénéalogie et Constellations : le grand livre de votre histoire familiale » et la « Pratique des MOCLÉ : accompagnement et posture par le corps ».
Aux praticiens qui rencontrent la question du sens dans leur cabinet et veulent l’accompagner avec rigueur : psychologues, thérapeutes, professionnels de santé, accompagnants. À ceux, aussi, dont la pratique s’est approfondie au point de toucher cette dimension, et qui cherchent une approche sérieuse pour la vivre dans la pratique, plutôt qu’un discours à adopter.
À qui elle s'adresse
Comment elle se vit
Trois manières d’entrer, selon votre engagement.
Le cadre
C’est ici que notre exigence est la plus nette : la dimension du sens et du sacré se travaille en registre clinique, adossée au cadre déontologique d’un psychologue clinicien. L’école enseigne aussi le discernement : reconnaître ce qui relève de l’accompagnement thérapeutique, ce qui relève d’un chemin spirituel personnel, et ce qui doit être orienté, dans le cas d’une pathologie psychiatrique. Cette formation demande aussi un travail sur votre propre histoire : on ne transmet bien que ce que l’on a traversé. Vous serez donc amené.e à travailler sur vous à l’occasion des formations mais aussi dans le cadre de séances individuelles.